Articles de presse
« Ntchunguwa ou les péchés du père » : le nouveau thriller du Portelois François Mavilos va vous tenir en haleine
Par Nicole Osstyn le 31 décembre 2025 pour La Voix du Nord

Un journal écrit par un enfant emmené en esclavage du Gabon au Brésil qui est transmis de génération en génération, des descendants qui cherchent à venger leur ancêtre, ainsi qu’une sorcière rejetée par sa communauté qui a trouvé refuge à Marseille… Tels sont les principaux ingrédients propres à envoûter les lecteurs du nouveau thriller concocté par le Portelois François Mavilos. Avec bien sûr en toile de fond, « les traditions gabonaises, la cérémonie du Djembé et la magie qui opère toujours », détaille l’auteur. Ntchunguwa ou les péchés du père entremêle deux histoires au fil de deux temporalités.
Sorcellerie et rituels
On oscille entre le terrible quotidien des hommes arrachés à leur terre au XIXe siècle pour travailler au cœur des plantations, à notre société contemporaine où mémoire et stigmates du passé demeurent. L’histoire ? La capitaine Sylvie Nguema et l’ex-commandant Morel se lancent sur la piste de jeunes qui s’évaporent sans laisser de traces.
D’étranges rituels ressurgissent et un nom ancien remonte à la surface. À des milliers de kilomètres, à Marseille, une guerre de territoires menace d’éclater et une sorcière blessée détient peut-être la clé d’un mystère plus vaste qu’il n’y paraît…
> La voix du nord
« Les disparus de Libreville » par Dimitri Mimongo / 27 août, 2025

Sorti le 1ᵉʳ mai 2025 aux éditions Jets d’Encre, «Les disparus de Libreville» de François Mavilos est un roman policier dont l’action se déploie au cœur de la capitale gabonaise. Entre réalisme cru, rumeurs occultes et enquête haletante, ce livre, pourtant disponible dans tout l’espace francophone, est passé presque inaperçu au Gabon.
C’est une étrange ironie : un roman qui se déroule à Libreville, qui met en scène une enquêtrice gabonaise et qui porte le nom même de la capitale, n’a guère fait de bruit dans les cercles littéraires locaux. Et pourtant, Les disparus de Libreville est tout sauf anodin. Thriller sombre et dense, il dévoile les fractures sociales, la persistance des croyances occultes et l’atmosphère ambivalente d’une ville décrite comme «vibrante et oppressante». François Mavilos, auteur français installé au Gabon, y déploie une intrigue où chaque disparition devient une métaphore des silences et des fantômes de la société contemporaine.
Une enquête au carrefour du rationnel et de l’occulte
Le récit s’ouvre sur deux drames terrifiants : la disparition du jeune Pierre, six ans, et le meurtre de sa sœur Sophia. La ville entière vacille. Dans ce décor de peur et de rumeurs, la lieutenante Sylvie Nguema, fraîchement revenue sur le terrain, prend la tête de l’enquête, épaulée par le commandant Le Morel, figure ambiguë dont les zones d’ombre nourrissent le suspense.
L’investigation progresse entre indices matériels (taxi abandonné, traces de sang, témoins effrayés) et rumeurs de pratiques occultes qui déforment la vérité. François Mavilos ne se contente pas de bâtir une intrigue policière classique : il fait dialoguer le rationnel et l’invisible, les procédures de police et les murmures de l’ésotérisme, donnant à Libreville une épaisseur inédite dans la littérature du polar.
Un auteur voyageur et un éditeur tourné vers l’Afrique
François Mavilos, né en 1964 dans le nord de la France, est un éternel voyageur : de l’Afghanistan à Madagascar, en passant par le Congo, il a sillonné les continents avant de s’installer au Gabon, pays où il a rencontré sa femme et trouvé matière à une œuvre littéraire ancrée dans l’Afrique contemporaine. Sa spécialité : le thriller et le polar, où se croisent manipulations, corruptions et croyances troublantes.
Son roman est publié par Jets d’Encre, maison française qui, depuis 2007, accompagne plusieurs auteurs gabonais tels qu’Éric Dodo Bounguendza, Teclet Boubimba, Fahd Mo, Dominique Douma ou Mayft Nzaou. Grâce à un partenariat de l’éditeur avec Hachette, Les disparus de Libreville est disponible dans toutes les grandes librairies francophones et figure déjà dans le catalogue de l’Institut français du Gabon. Cette reconnaissance contraste avec le silence relatif qui entoure sa réception au pays.
Par son intrigue haletante, son ancrage gabonais et son ouverture à l’universel, Les disparus de Libreville s’inscrit dans la dynamique d’un renouveau de la littérature gabonaise contemporaine, décidée à rompre avec l’étiquette de «littérature silencieuse». Encore faut-il que les lecteurs gabonais s’en emparent pour donner à ce roman la résonance qu’il mérite.
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« Les disparus de Libreville », un thriller palpitant du Portelois François Mavilos Par Nicole Osstyn le 26 Juillet 2025

Né au Portel, François Mavilos de son nom de plume, vit désormais au Gabon. Son premier polar, « Les disparus de Libreville » paru aux éditions Jets d’encre, prend corps dans ce pays et mêle l’occulte au rationnel.
Écrire ? « C’était une envie depuis longtemps », pose François Mavilos, qui, insatiable lecteur, dévore de façon éclectique romans historiques, science-fiction, polars. « De Benzoni à Pagnol en passant par Coben, tout ce qui peut m’apprendre quelque chose m’intéresse » sourit-il. Au long d’un parcours professionnel atypique, l’homme a vécu dans de nombreux pays : Afghanistan, Tchad, Congo, Madagascar… Il y a glané des expériences de vie, des pensées, des traditions, qui ont enrichi son regard et sa réflexion. Il est désormais établi au Gabon. « Le peuple africain a vu des civilisations naître et mourir. Il y a chez lui une acceptation souriante, une sagesse. Le Portel ce sont mes racines, le Gabon est mon pays de cœur. »
Un thriller haletant
J’ai toujours apprécié ces intrigues qui se déroulent en Afrique et nous offre des histoires teintées de mysticisme, de pratiques occultes, de sorciers et sorcières. Ces thèmes, indissociables de la culture africaine et des racines de ce continent, apportent un vrai plus par rapport aux lectures habituelles. Sylvie va devoir accepter cette partie mystique pour pouvoir résoudre l’affaire en cours. Pour autant cette histoire reste une enquête policière. L’auteur a su subtilement mêler les deux pour nous tenir en haleine tout au long du livre.
« J’avais l’idée d’un roman policier. J’ai commencé à écrire, je n’ai plus réussi à m’arrêter », retrace François Mavilos. « Les disparus de Libreville » s’appuie sur un fond de réalité. L’histoire met en scène Sylvie Nguema, lieutenante de police et un agent de la DGSE, le commandant Le Morel. Tous deux sont amenés à enquêter sur la disparition de deux enfants, début d’une série de crimes qui ébranlent la capitale gabonaise.
En toile de fond plane l’ombre d’un réseau criminel et terroriste. L’auteur glisse dans le récit des éléments, vécus ici ou là, qu’il a parfois modifiés. Il en résulte un cocktail détonant où le vraisemblable se mêle à l’étrange : camp de formatage à la haine de l’Occident, spiritualité bwiti, rituels et plantes hallucinogènes… Pour ce premier polar François a déjà une fidèle lectrice : « Ma mère de 90 ans l’a lu d’une traite ! » Son souhait ? « Que cela permette aux lecteurs de découvrir le Gabon, ses traditions, d’en savoir plus et d’aller vers les Africains. »
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