Je viens de finir mon quatrième roman qui s’intitule (pour l’instant) « En mémoire d’elle ».
Bref, je persiste et signe. Pas évident de trouver sa place dans le monde des auteurs.
J’ai contacté un éditeur à Pointe Noire (Congo-Brazzaville) pour une réédition de mes trois premiers romans pour cibler l’Afrique francophone et lui proposer l’envoi, après une dernière lecture, de mon nouveau manuscrit.
Pas de retour.
Un nouveau roman malgré tout. Vengeance, trafic sexuel soupoudré comme toujours de détails sur les traditions gabonaises.
La même équipe avec Sylvie NGUEMA toujours aux commandes.
Je vous joins un extrait.
Extrait
« La femme attendait, patiemment, assise dans le couloir du commissariat de Port Gentil.
Chaque jour, de 12H00 à 13H00, l’heure de sa pause, elle la passait dans les locaux de la PJ.
L’officier en charge de l’affaire lui répétait à chaque fois, sempiternellement, la même chose :
“Rien de nouveau, on explore chaque piste, pas de témoin. Inutile de venir tous les jours Madame, je vous appellerai si l’enquête avance.”
Une semaine que sa fille, Arielle, avait disparu.
Une semaine, pendant lesquels, ils avaient tous cherché l’enfant.
Elle, ses frères, ses sœurs, ses amies, ses voisins, tout ceux qui la connaissait de près ou de loin.
Sa photo avait été partagée plus de mille fois sur les réseaux sociaux.
Aucune réponse, pas de témoins, personne ne l’avait vue.
Même pas un malade qui aurait profité de l’affaire pour se faire de l’argent.
Ici, on ne plaisante pas avec les disparus, soit ils réapparaissaient quelques jours après avec de mauvaises excuses, soit on ne les revoyait plus.
Crimes rituels, viols, meurtres sont le plus souvent les explications.
Elle n’avait que quatorze ans, sa famille n’était pas riche, son père n’était pas un homme d’affaires ou un membre influent de la place, sa mère craignait le pire.
Et le pire serait de ne jamais savoir.
Alors, comme d’habitude, elle patientait assise sur ce banc.
Le lieutenant MANGUI l’observait de la fenêtre de son bureaux, l’affaire n’avait connu aucun avancement.
La jeune fille n’avait, à la connaissance de sa famille, pas de petit ami. Ses amies la décrivaient comme quelqu’un de joyeux, d’accessible mais méfiante vis à vis des adultes. Elle n’aurait jamais, volontairement, suivi un homme dans la rue.
Restait la famille. Le père, s’il avait reconnu l’enfant, avait été très vite écarté du giron familial très matriarcal.
Le lieutenant le soupçonnait toujours, il n’avait comme alibi, qu’un maquis où il s’était réuni avec des amis.
Des amis de bar pas vraiment fiables, à son avis.
Autant continuer à creuser de ce côté.
Son co-équipier, le Sergent MOULENGUI, avait interrogé les copines de la jeune fille et était persuadé qu’elles lui cachaient quelque chose.
Il irait lui-même voir les filles tandis que le Sergent s’occupera du père.
Son père à lui, retraité de la police après vingt-cinq années de bons et loyaux services lui avait raconté nombre d’anecdote dont une concernant feu Omar Bongo.
Il avait rendu visite au lycée Victor Hugo de Port Gentil et rencontré une classe de première.
Séduit par une des jeunes filles, il avait proposé au père d’échanger la virginité de sa fille contre une TOYOTA PRADO dernière génération.
Le père avait pris la TOYOTA.
Il faudra enquêter sur les finances du père. »
Ici, au Gabon c’est un peu l’hiver, il ne fait que 25°. L’état construit un « Arc de triomphe » pendant que les hôpitaux sont privés d’eau et d’électricité. Il construit des immeubles tandis qu’il manque des enseignants dans tout le pays.
Bref, comme disent les anciens, « c’est l’Afrique ».




